DU QUESTIONNEMENT ÉTHIQUE À LA DÉONTOLOGIE DE LA RECHERCHE

Auteurs

  • Professeur Claude HURIET Unesco

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https://doi.org/10.3917/dsso.063.0070

Mots-clés:

Bien de l’humanité, Ethique de la recherche, Intégrité et maturité intellectuelle, Progrès de la recherche, Intégrité scientifique, Régulation de la recherche, Déclaration d’Asilomar, Autorégulation éthique.

Résumé

Considérant que le développement de la coopération des nations dans le domaine de la science peut contribuer à la prospérité commune de l’humanité, l’Unesco a adopté, en novembre 2017, une Recommandation concernant la science et les chercheurs scientifiques.
Adoptée par la conférence générale composée des représentants des 193 Etats membres de l’organisation, les Recommandations tendent, en définissant des normes, à influencer le développement des législations et des pratiques nationales.
Cette recommandation devrait mette un terme à une confusion trop répandue qui amène nombre d’auteurs à se référer inconsidérément à l’éthique ou à la déontologie. Elle distingue en effet clairement les problèmes éthiques posés par les innovations et les applications technologiques, qui s’inscrivent dans la responsabilité sociale des chercheurs, et la déontologie de la recherche, ensemble de règles et de devoirs qui répond aux attentes de la société.
La société place ses espoirs dans la recherche et le progrès, mais elle les redoute et exige de la part du chercheur rigueur et intégrité.
L’Intelligence artificielle révèle cette ambiguïté. Les risques liés à la disparition des structures de régulation et la domination des géants du Net au détriment des libertés individuelles appellent de la part de l’Unesco une prise de conscience et l’affirmation de son autorité morale.

Biographie de l'auteur

Professeur Claude HURIET, Unesco

Sénateur honoraire, Ancien membre du Comité international de Bioéthique

Ancien membre du Comité Consultatif National d’Ethique

Publiée

2025-06-15