Impact de la dépendance à l’alcool sur le coût et la durée des séjours hospitaliers
##plugins.pubIds.doi.readerDisplayName##:
https://doi.org/10.54695/jdds.036.04.455Mots-clés:
Alcoolisme, coût, hôpital, sécurité sociale, comorbidité.Résumé
En 2013, l’organisation mondiale de la santé (OMS) a publié des statistiques alarmantes montrant que la consommation excessive de l’alcool est toujours aussi présente. Elle estime que l’alcool est la cause de plus de 3,3 millions de décès chaque année. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’impact de la dépendance à l’alcool, en tant que comorbidité sur le coût et la durée des séjours hospitaliers. La population étudiée reprend 136.664 séjours hospitalisés classiques dans 12 institutions
hospitalières francophones en Belgique. La sélection des séjours dépendants à l’alcool a été faite sur base des diagnostics secondaires (classification ICD9CM). Nous avons étudié 4 variables dépendantes (durée de séjour, coût selon la perspective hospitalière, coût pour la sécurité sociale et coût pour le patient) provenant de la base de données du Projet d’Analyse des Coûts des Hôpitaux Associés (PACHA), et 9 variables indépendantes provenant du résumé hospitalier minimum (RHM). 4.569 séjours ont un diagnostic secondaire de dépendance à l’alcool. Le coût médian (selon la perspective hospitalière) pour ces séjours est de 4.651,11 € et leur durée de séjour médiane est de 6,93 jours. A contrario, le coût médian (pour l’hôpital) des séjours sans ce diagnostic secondaire est de 3.607,68€ et leur durée de séjour médiane est de 3,94 jours (p<0,005). La dépendance à l’alcool est un facteur augmentant le coût des séjours ce qui se confirme pour la plupart des pathologies. Dans un contexte de réforme du financement hospitalier, différentes pistes explicatives abordées dans cet article pourront intéresser les gestionnaires hospitaliers.



