DÉ-RADICALISATION OU DÉSENGAGEMENT ?
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https://doi.org/10.54695/dss.61.02.2669Mots-clés:
Dissonances cognitives, réaffiliation, déradicalisation, fissures psychiques.Résumé
Par « déradicalisation », terme inapproprié et critiqué, il
faut entendre le processus par lequel un individu renonce
au passage à l’acte violent. Il s’agit aussi, pour le sujet
concerné, de prendre conscience des incohérences du
discours idéologique auquel il adhérait, ainsi que du
décalage entre le mythe et la réalité, sans pour autant
avoir renoncé aux fondamentaux de sa croyance. Il existe
peu d’études en langue française sur les indicateurs de
désengagement ou « sortie de la radicalité » à part des
retours d’expérience comme ceux du CPDSI, pionnier du
secteur associatif dont les résultats sont controversés.(1)
Il reste difficile cependant de savoir comment et à quel
moment un individu est considéré comme étant « déradicalisé ». Surtout si l’on tient compte de la pratique de
la dissimulation et de l’ambivalence de certains sujets.
Un processus de « restauration psychique » basé sur la
remémoration de micro-évènements de sa vie antérieure
conjuguée à une série de déclics cognitifs provoqués,
seraient de nature à le conduire progressivement vers
la réalité.