PHYSIONOMIE DE LA RADICALISATION

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https://doi.org/10.54695/dss.61.02.2644

Résumé

Les premiers signes de la radicalisation salafo-djihadiste contemporaine remontent au début des années
80, dans le sillage de l’intervention Soviétique en Afghanistan et de l’instauration de la république islamique d’Iran. Courant minoritaire et ultraconservateur de l’islam, il se considère comme le fédérateur
de l’Oumma (communauté des croyants) et l’incarnation de l’islam authentique des origines.
Ce mouvement plus proche d’une idéologie révolutionnaire que d’un message religieux, a pris une
ampleur internationale, dans le sillage des révoltes du Printemps Arabe fin 2010. Une organisation
particulièrement habile dans l’utilisation des moyens modernes de communications et dans la diffusion
de la propagande a su créer une dynamique efficace suscitant l’adhésion de jeunes gens et des moins
jeunes, depuis tous les continents. Cette organisation terroriste dénommée Daesh ou État islamique
a réussi à s’imposer là où ses prédécesseurs ont échoué. Comment y est-elle parvenue ? D’où provient
cette idéologie d’allure politico-religieuse ? Qui sont les volontaires prêts à mourir pour cette cause ?
Existe-t-il un profil type de l’individu radicalisé, du terroriste ? Quelles sont leurs motivations ? Comment répondre à cette nouvelle forme de menace d’une extraordinaire complexité ? Quelles sont les
évolutions de ce phénomène d’ampleur ?

Publiée

2018-03-01

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